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Dolls - Dark Water - Beijing Bicycle - Time and Tide
Battle Royal - Fallen Angels - Betelnut Beauty - Kairo -
Ring - Hana-Bi
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Dolls - Takeshi Kitano (Japon)
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Site officiel
Sortie France : 30 Avril 2003 |
Résumé : Dolls regroupe trois histoires d'amour inspirées d'un spectacle de poupées du théâtre
Bunraku. Dans la première, Matsumoto et Sawako forment un couple heureux, mais les pressions exercées par leurs deux familles vont
les forcer à faire un choix tragique. Dans la deuxième, Hiro, un chef yakuza, retourne dans un parc où il avait l'habitude
de voir sa petite amie, et se souvient... Trente ans plus tôt, il était un pauvre ouvrier et s'est retrouvé forcé de se
séparer de la jeune fille pour intégrer le milieu du crime. Dans la troisième, Haruna, dont le visage est recouvert de
bandages, passe le plus clair de son temps à regarder la mer. Peu de temps auparavant, elle était une star de la musique,
habituée à signer des autographes et à se montrer à la télévision. Nukui est sans aucun doute son plus grand fan et
aujourd'hui, il compte bien le lui prouver.
Impressions : On va commencer par le positif. Dolls contient des paysages absolument
magnifiques, vraiment. Sur le fond, en s'inspirant du Bunraku, Kitano montre le destin tragique de 3 histoires d'amour, et
critique ainsi, une fois de plus, une société japonaise corrompue, qui ne favorise pas les relations humaines et
sentimentales. Ca a l'air bien comme ça, mais en fait ça ne l'est pas vraiment. Dans les exemples de Kitano, on retrouve
des énormes clichés : l'importance de la réussite sociale qui passe avant tout, le vieux yakuza repenti qui fait la
morale et le fan débile amoureux de sa star.
Tout est dit. L'action est quasi inexistante, la mise en scène est, comme souvent, statique, et les dialogues se font rares.
De plus, les gags de Kitano - du genre "video gag" - ne font même plus sourire.
Bref, c'etait la critique d'un mec blasé des films de Kitano, qui n'attendait pourtant rien d'extraordinaire.
Acteurs qui tapent : Aucun... si ce n'est Matsumoto pour sa patience légendaire.

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Dark Water (Honogurai) - Hideo Nakata (Japon)
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Site officiel
Sortie France : 26 Fév. 2003 |
Résumé : Yoshimi Matsubara vient de divorcer. Elle élève seule, dans des conditions difficiles,
sa jeune fille de 6 ans, Ikuko. Pour améliorer son quotidien et celui de son enfant, elle décide d'emménager dans un
appartement plus grand. Mais, une fois sur place, les lieux se révèlent insalubres. Des bruits étranges retentissent à
l'étage supérieur. Puis, du plafond, commence à tomber de l'eau, qui, lentement, envahit le domicile. Chaque goutte devient
alors une bombe destinée à faire voler en éclats la vie fragile de Yoshimi...
Impressions : Autant Ring m'avait déçu par son aspect fake
(la cassette qui tue et la malédiction du fantôme avec des cheveux partout), autant le cadre de Dark Water
m'a beaucoup plu par son réalisme (même si ici la cassette est remplacé par un petit sac rouge d'écolier). En effet,
l'aspect film d'horreur passe en second plan devant l'intensité de l'histoire, le combat difficile de Yoshimi à conserver
la garde de son enfant, à trouver un job, à s'occuper de sa fille... à cela s'ajoutent la santé mentale fragile de la mère,
les tentatives du père pour récupérer Ikuko, le laxisme du concierge etc. En utilisant l'aspect émotionnel, Hideo Nakata
fait passer plus habilement ses scènes de grands frissons souvent imprévisibles. Adapté de la nouvelle L'Eau Flottante
de Kôji Suzuki, auteur du roman Ring, Dark Water va devenir, à coup sûr, une référence du cinéma d'épouvante.
Acteurs qui tapent : Hitomi Kuroki dans le rôle de Yoshimi Matsubara, la mère, supporte tout
le poids du film avec brio.

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Beijing Bicycle - Wang Xiaoshai (Chine/France/Taiwan)
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Site officiel
Sortie France : 25 Avril 2001 |
Beijing bicycle a remporté l'Ours d'argent, le Grand prix du jury, au Festival de Berlin 2001.
Résumé : Pékin (Beijing) de nos jours. Guei vient de la campagne. Il a 16 ans. Il trouve un
travail dans une entreprise de coursiers, qui le lave, l'habille et lui prête un vélo : un magnifique VTT couleur argent.
Lorsqu'il aura gagné 600 yuans ce vélo sera le sien. Alors que Guei a à peine fini de le payer, le vélo disparaît, volé au
pied d'un immeuble où il livrait un colis. Sans son vélo, Guei n'a plus de travail. Désespéré, il court tout Pékin pour le
retrouver...
Impressions : Remarquable portrait de la Chine contemporaine. Beijing Bicycle nous montre en
particulier les grandes différences entre la ville et la campagne. Les paysans rêvent de la vie citadine qu'ils croient
aisée et passionnante. Guei est l'un d'eux, robuste, têtu et naïf venu en ville en quête d'argent. Le vélo est non seulement
l'outil nécessaire à sa survie mais aussi l'affirmation de sa vie de citadin. Jian n'est pas riche, il vit à Pékin dans une
famille qu'il méprise. C'est un adolescent rebelle mais faible, au point de ne se battre que lâchement, avec une
brique et ou avec l'aide de ses camarades ; les valeurs traditionnelles n'ont plus de sens pour lui ; le rôle fonctionnel
du vélo a été remplacé par la vanité car sa possession lui confère la dignité qui lui manque. Les deux presonnages
principaux dont le destin va être lié par ce vélo vont connaîtrent chacun de grandes désillusions...
Acteurs qui tapent : Les jeunes acteurs principaux, Lin Cui et Li Bin, sont excellents.
Alors qu'il s'agissait d'un premier rôle pour eux deux, ils ont reçu le Prix du meilleur Jeune Acteur (ex-aequo) à
l'occasion du Festival de Berlin 2001.

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Time and Tide - Tsui Hark (Hong Kong)
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Sortie France : 12 Déc. 2001 |
Résumé : Tyler, un jeune barman, découvre qu'il a mis enceinte Jo, une femme flic lesbienne.
Pour se racheter, il décide de subvenir aux besoin de la mère en devenant garde du corps. Il fait alors la rencontre de Jack,
ex-gangster marié à Hui, qui attend leur premier enfant. Hui est aussi la fille du puissant Hong, que les anciens collègues
de Jack s'apprêtent à assassiner.
Impressions : Bon moment de détente. On passe la première moitié du film d'une part à
se familiariser avec les personnages très naturels et sympathiques, et d'autre part, à essayer de comprendre l'histoire (ça
part dans tous les sens). La deuxième moitié est plutôt orientée "action" et c'est un peu pour ça qu'on est venu. Et bien
on en a pour son argent, je vous le garantie ! La réalisation est top ! Elle est principalement axée sur l'esthétisme des
scènes de combats et de fusillades... Angles de vue inédits, quelques effets à la Matrix, des combats aériens (déplacements
à la corde du haut d'un HLM,...). De plus, on s'attache pas mal aux personnages principaux et à leurs prises de tête.
Acteurs qui tapent : Les quatres "gentils" du film sont super bons, spécialement Nicholas Tse
dans le rôle de Tyler, garde du corps beau-gosse et Wu Bai qui joue le rôle de Jack, un ancien mercenaire trop trop fort.
Au passage, ces deux derniers sont dans la vraie vie des stars de la chanson à Hong Kong (pour Tse) et à Taïwan (pour Bai).
Dommage que les deux actrices Candy Lo et Cathy Chui passent en second plan.

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Battle Royal - Kinji Fukasaku (Japon)
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Sortie France : 21 Nov. 2001 int. -16 ans, 40 copies |
Résumé : Le Japon est envahi par les révoltes étudiantes. Pour remédier à ce fléau, le
gouvernement a institué la loi "Battle Royale" : chaque année, une classe d'étudiants est choisie et envoyée sur une île où,
durant trois jours, les élèves sont lâchés, chacun muni d'une arme tirée au hasard (mitraillette, arbalette, poêle à frire,
éventail, ...), et doivent s'entretuer. A la fin du jeu, qui dure 3 jours, il ne peut en rester qu'un.
Impressions : En trois mots : ultra-violent, amoral et romantique.
En un peu plus de mots, je me suis bien marré. La violence n'est pas trop étouffante. En effet, elle est agrémentée d'une
bonne dose de second degré et d'humour noir avec des personnages d'ado assez cliché/manga (le tueur fou, le
justicier-protecteur, la grognasse, les cerveaux,...) et des histoires d'amour d'ados débiles.
Acteurs qui tapent : Dans le rôle du professeur, Takeshi Kitano est égale à lui-même :
redoutable, imprévisible, drôle et cynique.

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Betelnut Beauty - Lin Cheng-Sheng (Taiwan)
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Sortie France : 20 Juin 2001 |
Résumé : Histoire d'amour, à Taipeh, entre un jeune boulanger et une jeune fugueuse, future
"Betelnut Beauty", vendeuse (courte vêtue) de noix de Betel (dont l'effet est similaire à celui de la caféine : ces noix
sont utilisées en particulier par les chauffeurs de taxi ou les camionneurs pour rester éveiller). L'embrouille,
c'est que ce traffic est contrôlé par la mafia locale, et que les ennuis finissent par arriver.
Impressions : Surprise de l'été 2001, Betelnut Beauty est, selon moi, le meilleur film asiatique du premier semestre 2001. C'est beau et
plein de fraicheur. Il s'agit du cinquième film du taiwanais Lin Cheng-Sheng, qui a obtenu l'ours d'argent du meilleur réalisateur à Berlin.
Acteurs qui tapent : C'est un premier rôle pour Sin Je, la très belle actrice
principale (ours d'argent de la meilleur jeune actrice), qui est en fait une chanteuse très populaire en Asie du Sud-Est.
Tandis que Chang Chen, jeune acteur principal, a déjà quelques années d'expérience et jouera dans le prochain
Wong Kar-Wai : 2046.

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Kaïro - Kiyoshi Kurosawa (Japon)
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Sortie France : 23 Mai 2001 |
Résumé : Au Japon, de nos jours, d'étranges phénomènes se produisent sur les écrans
d'ordinateurs connectés à Internet... Simultanément, une vague de suicides se propage dans le pays... L'histoire nous est
racontée à travers les destins parallèles de deux groupes de jeunes : Michi, Junko et Takuchi, et, l'étudiant Kawashima et
son amie Harue.
Impressions : C'est fou. Ce film m'a vraiment marqué. En fait, contrairement à
Ring qu'on pourrait classer dans le même registre, Kaïro m'a vraiment fait flippé.
Et pourtant, pas d'effet spéciaux à $800,000,000. Des vieilles techniques de grand-mère : les mystérieuses marques noires
sur les murs, le déplacement lent et désarticulé des fantômes (trop efficace !), le vide tout simplement... Le dernier film
de Kurosawa contient des scènes assez "inoubliables" comme celles d'un Tokyo complètement désert, d'un suicide soudain,
ou encore, de la rencontre entre Kawashima et un fantôme "palpable" !
Avec Kaïro, Kiyoshi Kurosawa réalise une fable sur la solitude à l'heure d'Internet et invente un
univers poétique logé entre deux mondes. Je ne sais pas si c'est le réalisme qui se dégage du film ou bien sa dimension
métaphysique (le monde des morts rejoint celui des vivants) qui m'ont plu, en tout cas, je ne suis pas ressorti intact de
la salle de cinéma !
Acteurs qui tapent : On s'attache pas mal à Kawashima (Kato Haruhiko) et Harue (Koyuki), sa
copine.

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Hana-Bi - Takshi Kitano (Japon)
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Autre chronique
Sortie France : 1997 |
Résumé : Un ex-flic, Nishi, va faire visiter le Japon à sa femme mourante,
atteinte d'une maladie incurable.
Impressions : Après avoir vu la quasi-totalité des films de Kitano, Hana-bi est
sans aucun doute l'un de mes préférés. Il est très représentatif des films du réalisateur. Comme souvent, l'acteur principal
est un yakusa joué par Kitano. Désabusé, violent et drôle, il n'hésitera pas à reprendre du service et à faire des folies
dans l'unique but d'egayer les derniers jours de sa femme malade. Hana-bi contient une vaste palette de sentiments. Avant
d'etre touché par le destin tragique des personnages, le spectateur sera tantôt témoin de violences terribles, tantôt séduit
par le calme des personnages et la poésie des paysages. A voir.
Acteurs qui tapent : "Beat Takeshi", Kitano acteur, a une présence incroyable.

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